Dimanche 15 novembre 2009
Minuit et demi, le 18 avril 2002 : lors du contrôle d'une Audi 80 près de Manresa, la police espagnole découvre un bien étrange chargement dans le coffre. Dans un tube de PVC, ils découvrent un fusil à lunette de visée, un GPS, une arme de poing avec silencieux, un téléphone portable, un appareil photo... Le kit du parfait assassin. Le conducteur, qui détient un passeport français au nom de Richard Perez, est immédiatement arrêté.

Richard Perez n'existe pas. En garde à vue, l'homme avoue s'appeler en réalité Rachid Chaouati, et explique que les armes ne lui appartiennent pas. Se présentant comme l'employé d'une société de sécurité privée à Marseille, il raconte aux enquêteurs qu'il a simplement été chargé de déposé le paquet dans la forêt d'El Perello, à un endroit marqué de trois grosses pierres. Une cache qu'il n'a jamais pu trouver : il a alors décidé de retourner à son hôtel. En fin de soirée, la personne devant prendre livraison du colis l'a appelé, très en colère : il a alors décidé de retourner sur place. C'est sur cette route que les policiers l'ont arrêté.

La police espagnole met alors en place une souricière, qui aboutit à l'arrestation de Christian Piazzole. A Paris, cette arrestation pose problème : Piazzole appartient en effet au service "action" de la DGSE, les services de renseignement français alors dirigés par le général Rondot. D'après les renseignements recueillis par El Pais, l'homme préparait alors une exécution ciblée dans un bar de Barcelone. Quelle était la cible ? Deux pistes se dégagent, pour le quotidien : le terrorisme islamique, dans le contexte des attentats de 2001 à Madrid, ou le milieu corse.

PLAN DE COMMUNICATION

Pour se sortir de ce guêpier, le général Rondot prévoit une stratégie en deux temps. D'abord, pour dédouaner ses agents, il affirme qu'il ne s'agissait pas d'une mission, mais d'un simple exercice, ce qu'ignoraient les deux hommes. Une version à laquelle ne croit pas du tout la justice espagnole. Le général en prend note dans ses carnet début 2004, peu avant le procès des deux Français.

Entre temps, les deux hommes ont été libérés. Fin 2002, le général Rondot a personnellement rencontré le procureur général de Catalogne, et négocie la remise en liberté des deux agents. Le général avait alors assuré aux autorités espagnoles que les deux hommes se présenteraient à leur procès s'ils devaient être jugés.

Le 28 janvier 2004, à l'ouverture du procès, Christian Piazzole et Rachid Chaouati sont absents. Condamnés par contumace à sept ans de prison, les deux hommes n'ont jamais été arrêtés.

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Dimanche 15 novembre 2009

Sabi le Labrador noir, un chien renifleur de bombes, a été accueilli en héros auprès de ses troupes australiennes alors qu’il avait disparu depuis 14 mois en Afghanistan.

Sabi le Labrador accompagnait une patrouille dans la province d’Uruzgan en septembre 2008 lorsqu’ils ont subitement été pris dans une embuscade qui a fait 9 soldats blessés.

C’est pendant cet affrontement que Sabi a disparu, et toutes les recherches pour tenter de le retrouver ont été vaines. Les mois s’écoulaient et toujours aucun signe du labrador. Jusqu’à cette semaine.

Il a été découvert dans une base isolée de la province d’Urzgan, mais nul ne sait où il était et ce qui lui est arrivé entre temps. Mais d’après son bon état général de santé, il semblerait que quelqu’un a veillé sur lui pendant tout ce temps affirme un militaire.

Comme quoi il existe tout de même de bonnes nouvelles en temps de conflit…


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Dimanche 15 novembre 2009
Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a estimé dimanche que les négociations sur la vente aux Emirats arabes unis de l'avion de combat Rafale fabriqué par Dassault avançaient "à un bon rythme", lors d'un point de presse au Salon aéronautique de Dubaï.
"Je trouve que ça avance à un bon rythme. On se parle en disant qu'il y a tel ou tel problème, dans un climat de confiance absolu", a dit M. Morin, devant la presse française.
La vente du Rafale aux Emirats arabes unis avait été évoquée samedi lors d'un entretien entre M. Morin et cheikh Mohamed Ben Zayed Al-Nahyane, prince héritier de l'émirat d'Abou Dhabi et commandant en chef adjoint des forces armées émiraties.
Dès 2008, les Emiratis avaient fait savoir qu'ils envisageaient "sérieusement" de remplacer leurs 60 Mirage 2000 par l'avion de combat de Dassault. Depuis, les discussions continuent.
"Acheter un système d'arme pour 30 à 40 ans, c'est un système où vous devez intégrer les offsets (transferts industriels, ndlr), les transferts de technologie, la maintenance, les armements, le radar, la motorisation et la formation des pilotes. Ce sont des négociations longues", a souligné M. Morin.
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Dimanche 15 novembre 2009

Les livres, c’est comme ses médailles, le général Bigeard ne les compte plus. Mon dernier round est celui d’un homme lucide qui affronte la vieillesse comme il s’est battu : droit dans ses bottes.

Le général Bigeard livre son dernier combat. Contre un ennemi dont il sait qu’il sera le vainqueur : le temps. «Je savais que ce serait dur, la vieillesse. Contre elle, on ne gagne jamais. La mort, je la regarde en face, elle ne baisse pas les yeux. Mais j’ai encore de l’énergie». Celle d’écrire. Un livre, Mon dernier round, qui sort aux éditions du Rocher, et des dizaines de lettres par semaine, à la plume, d’une grande écriture nerveuse, pour répondre à ses lecteurs.

A 93 ans, le vieux soldat, le militaire le plus décoré de France publie un ouvrage coup-de-poing sur son sujet de prédilection : la France. «J’avais décidé qu’on le publierait après ma mort. Et puis vous savez ce que c’est. L’éditeur m’a pressé. Alors je lui ai dit oui », rigole-t-il, assis derrière son grand bureau de chêne, avec son air «de vieux caïman aux yeux pochés ». Nulle irrévérence là-dedans, la formule est de lui. Choc, comme d’habitude. L’âge n’a pas érodé son franc-parler. Peut-être même l’a-t-il rendu encore plus libre. La mort est présente dans son esprit et dans le livre aussi. Il y a souvent songé en Indochine, à Dien Bien Phu, en Algérie, ou en Afrique Noire, quand il voyait tomber ses camarades, ou quand une balle est venue se loger «à un centimètre du cœur ». Mais cette fois, c’est autre chose.

Coup de foudre pour Gaby

Marcel Bigeard ne sort plus guère de chez lui. Un peu fatigué ces derniers mois. «Tu as passé trop de temps à écrire derrière ton bureau, tes jambes sont toutes ankylosées » le gourmande Gaby, la compagne de toujours pour justifier le fauteuil roulant. Gaby et Marcel, c’est une histoire d’amour qui commence à Toul quand la gamine avait 14 ans et lui 18. Ils étaient voisins. Sophie, madame Bigeard-mère, rêvait pour son fils d’une fille bien dotée. Lui n’avait d’yeux que pour la jolie brunette d’à côté. Les deux femmes se sont affrontées. Gaby a gagné. Ça fait 75 ans qu’ils s’aiment et se chamaillent.
Dans sa maison touloise de la rue François-Badot, où un canon planté dans le jardin accueille le visiteur, il vit au milieu des souvenirs de ses campagnes et de ses compagnons d’armes. Ses décorations sont entassées, en vrac, dans une grande boîte en carton. Dans son bureau, une grande photo en noir en blanc attire le regard, accrochée juste sous le fanion brodé d’une devise héroïque : Croire et oser. Un soldat, beau, semble dormir, la tête posée sur un sac de toile. «Il s’appelait Sentenac, il avait 24 ans, il était sergent-chef. Il savait qu’il était perdu. Il m’a dit "colonel, dans une minute je serai mort". Vous savez, j’ai toujours trouvé des très grands chez les petits…», se rappelle-t-il avec l’émotion qui fait un peu vibrer sa voix. Tout au long de sa vie, cette photo a accompagné le général Bigeard.

Manuel de contre-guérilla

«Tiens, quand je serai crevé, dans quelques années, voilà ce qu’on publiera !», dit-il d’une voix forte en montrant une série de classeurs noirs où il a rangé les lettres les plus intéressantes de ses lecteurs. Elles viennent de partout et chaque livre en suscite une avalanche. Le dernier n’échappe pas à la règle. Il y parle de lui, et de son enfance de saute-ruisseau «dressé » par une mère qui avait une grande ambition pour son fils. «Avec elle, fallait être le premier. Si j’étais 3e, c’était une baffe !» A 20 ans, il travaillait à la Société Générale à Toul, et ses supérieurs ne tarissaient pas d’éloges sur le jeune Marcel. «J’avais des notes fumantes de mes chefs ». Qui sait, s’il n’avait pas embrassé la carrière militaire, peut-être aurait-il terminé chef de la succursale ?
Il ne s’appesantit pas longtemps sur le sujet, le seul qui l’intéresse, c’est son pays et la menace du terrorisme islamiste. L’actualité qu’il suit au jour le jour, lui donne matière à réflexion. «Obama m’a surpris, c’était courageux d’envoyer des soldats en Afghanistan, même si c’était pas populaire. Mais foutre le camp, c’est laisser la porte ouverte à ces gens-là qui ont des volontaires de la mort dans leurs rangs. Alors il faut continuer à se battre », conclut-il en ajoutant que quelques-uns devraient s’inspirer de son manuel de contre-guérilla, écrit en 1956 contre les poseurs de bombe en Algérie, pour traquer les réseaux d’aujourd’hui !

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Par Monique RAUX. http://www.republicain-lorrain.fr - Recommander

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