Forces Spéciales


Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 11:47


Pour le grand public, ils sont «les hommes en noir». Ceux qui sont intervenus pour libérer les otages du Ponant, du Carré d'As et du Tanit. Qui sont ces soldats sans visage, qui interviennent quand rien ne va plus? Réponse à Lorient, au coeur des commandos marine.

C'est un léger vrombissement. Deux petits points noirs qui glissent et rebondissent à la surface de l'eau. Qui s'arrachent péniblement du cocon gris d'une triste soirée de mai. La houle s'est levée et ride méchamment la rade de Brest. Ces petits points noirs, ce sont deux Futura: des canots pneumatiques des forces spéciales. La «mobylette» des commandos marine. Deux équipes qui foncent plein pot vers le goulet. Sur leur gauche, la large balafre de béton et de métal de l'Ile Longue, la base des sous-marins équipés de missiles nucléaires. À droite, émergeant de la végétation, le phare rouge du Portzic. Plus loin, la pointe du Minou, noyée dans un halo gris. Et enfin, la pointe Saint-Mathieu. Le large. Il est 22h15. Au milieu de nulle part, dix commandos ballottés par les flots ont rendez-vous avec... l'Histoire? Pas cette fois-ci. Juste l'Eglantine, un navire école de la Marine nationale. L'exercice a débuté deux heures plus tôt. Cent vingt minutes de tape-fesses à encaisser des paquets de mer. Une bagatelle pour ces hommes habitués à bien pire: six, huit, dix heures, cramponnés aux boudins, à lutter contre les éléments. Et au final, une mission à remplir. Sans droit à l'erreur. Sans renforts.

Sous la camionnette, une bombe

Minuit. Baie de Douarnenez. L'Eglantine redépose les deux canots sur l'eau. C'est reparti pour trente minutes de course vers la côte. Un dernier râle et les moteurs se taisent. Les commandos s'équipent en silence. Visage noirci, micro plaqué sur la bouche, arme en bandoulière et appareil de vision nocturne ajusté sur le front, huit palmeurs se glissent dans une eau à onze degrés. Trente minutes de nage, sur le dos, accrochés à leur sac, et un objectif: reconnaître les lieux, repérer le meilleur endroit pour accoster. Une heure plus tard: un signal infrarouge en guise de feu vert. En cette nuit de pleine lune, les commandos rasent les talus. Étrange spectacle que cette course d'une heure, à petites enjambées pour écraser le moindre bruit, par étapes, jusqu'à un parking. Sous une camionnette de la Marine, qui symbolise l'antenne relais appartenant à des rebelles: du plastic, un explosif. Les alentours sont également piégés. Autour des deux poseurs de bombe, six de leurs compagnons quadrillent la zone, prêts à neutraliser d'éventuels arrivants. 3h35. Un bruit de tous les diables. Celui des Futura lancés contre les murs de déferlantes qui rossent la plage. Ça passe. Puis à nouveau, le silence. Pour donner le coup de grâce: une grosse télécommande. Une pression pour un grand boum, virtuel. Opération réussie.

Une demi-heure pour «dormir»

4h20. Il fait 7 degrés. Dix paires de fesses blanches luisent dans la lumière blafarde du petit port de Morgat. Quelques minutes pour se changer, et engloutir quelques bananes. 5h. Départ, en camion et voiture, pour Lorient, où l'équipe arrivera vers 6h30. À la clé, une petite demi-heure de «sommeil», avant de reprendre du service. Ainsi va la vie de commando. Pâle aperçu, sans les mots pour dire le froid qui fige les doigts, les vêtements poisseux et le sel qui collent à la peau, et la fatigue qui plombe chaque mouvement. «Même nos familles ont du mal à imaginer ce que nous faisons, confie le capitaine de corvette LaurentM., 35 ans, chef du commando De Penfentenyo. Ce qu'elles retiennent c'est que... c'est dur». «En plus de ce type d'exercice, une ou deux nuits par semaine, tous les jours, on apprend. On répète des procédures, on acquiert des réflexes. On s'entraîne au tir, à l'escalade, au close-combat...», rapporte BenjaminR., 23 ans, quartier-maître. Et120jours en moyenne par an, de vraies missions, «loin de Lorient». Une fois de retour, certaines s'affichent en photos sur les murs des unités: Bosnie, Rwanda, Kosovo, Afghanistan...

Une seule balle

Le commando, c'est «le couteau suisse des armées». Tout aussi bien capable d'intervenir sur une prise d'otages à bord d'un bateau, que d'effectuer une «ouverture de portes» (préparer l'arrivée des forces classiques), extraire des ressortissants, pister et intercepter des narcotrafiquants... Ces hommes d'élite sont aussi les crocs que la France montre, quand une situation tendue menace de dégénérer. «Un commando, c'est quelqu'un qui sait s'adapter vite, à tout, loin de tout, et qui sait anticiper intelligemment», résume le patron de la Force des fusiliers-marins et commandos, le contre-amiral MarinGillier. Pas de place pour un fou de la gâchette. «On nous demande, au contraire, d'avoir une maîtrise parfaite de la violence, témoigne le capitaine de corvette Laurent M.. On nous utilise d'abord pour apaiser, pour faire baisser le niveau de crise et de menace». Quand il a fallu stopper net l'un des trois véhicules des pirates du Ponant, sur une piste somalienne, en avril2008, une seule balle de 12,7mm a suffi. L'homme en noir qui a fait feu? Un commando lorientais.


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Par Hervé Chambonnière http://www.letelegramme.com

Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 20:21
Enlevé en Somalie le 14 juillet, l'agent français Marc Aubrière, a déclaré s'être échappé dans la nuit de mardi à mercredi 26 août : "J'ai profité du sommeil de mes geôliers, fatigués par le ramadan. J'ai vu que ma cellule était mal fermée." Croyez-vous cette version ?

- Ce qui attiré mon attention, à l'écoute de son témoignage, c'est la référence au ramadan. C'est un mois de piété au cours duquel les musulmans veillent la nuit. Ils boivent du thé rouge, très excitant, bien plus fort que celui que l'on consomme en France, et attendent le "sohour" pour prendre un dernier repas, quelques minutes avant l'aurore. Pendant la journée ils ne mangent pas, ils ne boivent pas. Il fait au moins 45 degrés en Somalie, c'est la raison pour laquelle les gens vivent la nuit en plein été.
Pour les islamistes, le ramadan est un mois d'appel au combat, ils sont donc d'autant plus actifs. Il est donc invraisemblable d'imaginer les geôliers de Marc Aubrière s'endormir pendant la nuit. Et même un enfant de dix ans ne croirait pas que la cellule ait pu être "mal fermée". De plus, Marc Robière avait l'air épuisé. Cette fatigue vient sûrement du jeûne imposé par ses persécuteurs pour le ramadan. Ce qu'il raconte ne peut p
as être exact.

Le Quai d'Orsay assure qu'aucune rançon n'a été versée, que "cela s'est produit sans violence". Pourtant un des chefs du Hezb al-Islam, le groupe Islamiste qui le détenait, affirme le contraire. Que s'est-il passé ?

- Pour moi, il y a deux hypothèses : il est envisageable que le service action de la DGSE soit intervenu. Dans ce cas, il est probable qu'ils aient ouvert le feu, et que la libération ne se soit pas passée sans violence. Ils en sont capables, ils en ont la compétence. Cependant une telle intervention aurait mis le second otage en grand danger. Il est détenu par un autre groupe d'Islamistes radicaux, les combattants shebab, en lutte contre le gouvernement de transition.
La deuxième hypothèse, c'est qu'il y a bien eu le versement d'une rançon. Il est envisageable qu'elle ait été versée par le truchement du gouvernement somalien. L'Etat français ne verse pas de rançon officiellement, car ils ne veulent pas inciter les prises d'otages. Cependant, lorsqu'il donne une version des faits, il faudrait qu'il se renseigne un peu. Beaucoup de musulmans ont du être très étonnés par cette histoire.

Les deux agents se sont fait passer pour des journalistes à leur arrivée à Mogadiscio. Lors de sa libération, Marc Aubrière a affirmé avoir "marché dans la nuit pendant près de cinq heures (…). Mogadiscio, la nuit, est déserte." Que pensez-vous de cette histoire, compte tenu du contexte.

- Mogadiscio est une ville en plein guerre civile. Il faut bien comprendre que le "gouvernement somalien" n'a d'autorité que sur un seul pâté de maisons. Le reste de la ville est à la merci d'islamistes armés, qui n'arrêtent pas les combats la nuit. Je vous rappelle qu'il fait très chaud la journée, la ville est donc active toute la nuit. Il est impensable dans ce contexte, qu'un homme blanc ait pu sortir vivant d'une traversée nocturne de cinq heures.
Lors de leur arrivée en Somalie, les agents se sont rendus à l'hôtel dont le nom signifie "journaliste". Il est de notoriété public que cet hôtel est un repère pour les islamistes et les espions. Je pense que c'est une erreur du Quai d'Orsay, qui les a jetés dans la gueule du loup.
Ce qui est aussi très grave dans cette histoire, c'est que ces agents se sont fait passer pour des journalistes. Je suis journaliste. Lors de mes prochains voyages, si l'on m'arrête et m'accuse d'être un espion, que pourrais-je répondre ? Le gouvernement, quand il raconte des histoires, doit en trouver des meilleurs.

Interview de Farid Aïchoune par Donald Hebert
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Par Farid Aïchoune, journaliste au service "Etranger" au Nouvel Observateur

Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 18:46
Soldat des RAPAS du 1er RPIMa
Soldat des RAPAS du 1er RPIMa. (Crédits : MCH E. Le Pichon / SIRPA Terre)

Les marsouins du 1er régiment parachutiste d’infanterie de Marine (1er RPIMa) de Bayonne comptent en leur sein une unité bien particulière dévolue à la recherche aéroportée et aux actions spéciales (RAPAS). Peu connue, cette branche des forces spéciales possède un savoir-faire bien particulier, rarement filmé.

Autonomie, initiative, silence : autant de qualités nécessaires à ces hommes pour opérer efficacement derrière les lignes ennemies. Hautement préparés, ces soldats comptent sur une fraternité d’armes et un esprit d’équipe sans pareil pour mener à bien leurs missions.

Voici une vidéo qui peut vous faire comprendre pourquoi ces hommes et femmes de l’armée de Terre sont des soldats à part.

Voir la vidéo

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Par http://www.defense.gouv.fr/defense

Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /Juil /2009 20:01
Gsg L'affaire de la libération de la Tanit avait donné lieu, on s'en souvient, à un début de polémique entre le GIGN et les commandos-marine. Comparé à ce qu'il se passe de l'autre côté du Rhin, c'est une aimable plaisanterie, comme nous le raconte le magazine Raids dans son dernier numéro. A lire impérativement pour tous ceux qui pensent que la querelle est une spécialté gauloise...

Voici les sites qui parlent de Querelle d'Allemands dans les forces spéciales :
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Par http://secretdefense.blogs.liberation.fr

Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 18:27
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Par http://www.defense.gouv.fr

Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 19:11

Afin de se souvenir des Français qui participèrent au débarquement de Normandie, deux temps forts sont prévus par les fusiliers marins et les commandos Marine.

 

Cérémonie de tradition

Le 6 juin, à 10h00, à l’Est du mémorial COMMANDO «la Flamme», se tiendra une cérémonie de tradition, présidée par le contre-amiral Marin Gillier, commandant la force maritime des fusiliers marins et commandos .
Le 6 juin 1944, sur plus de 100 000 soldats alliés, ils n’étaient que 177 français à fouler le sol des plages de Normandie. Pour cette poignée de commandos marine français, les premiers du genre, un seul mot à la bouche: liberté! Pour eux la France, c’était une famille à retrouver, une chaumière, une ferme, un tas de cailloux, un lopin de terre, une entreprise. L’occupation et la défaite leur étaient insupportables. 65 ans plus tard, leurs successeurs rendent hommage à leur courage, en se réunissant à l’endroit même où leurs aînés ont mêlé leurs sangs au sable.

Programme
Cette cérémonie comprendra six parties:

  • une revue des troupes;
  • la présentation du drapeau du 1er Régiment de fusiliers marins aux élèves d’un cours de jeunes engagés;
  • le baptême du cours qui porte actuellement l’appellation de quartier-maître de la flotte n°04;
  • la remise des fourragères au cours nouvellement baptisé «quartier-maître Fourer»;
  • une remise de décorations;
  • une remise de bérets verts aux marins ayant réussi le stage COMMANDO.

Cette cérémonie sera suivie d’un défilé.
Les troupes en armes sont constituées par les cadres, les instructeurs et les élèves de l’école des fusiliers marins, commandée par le capitaine de vaisseau Robert Pellegrin.
La musique des équipages de la flotte de Brest, animera cette cérémonie.

La route des commandos

Les 5 et 6 juin, autorités civiles et militaires, vétérans français et britanniques, scolaires et élèves de l’école des fusiliers marins retraceront l’itinéraire des combats des commandos, rendant hommage à leur engagement, en se recueillant à des lieux précis d’accrochages intensifs ou de sépultures

Pour Philippe Kieffer et ses hommes, l’objectif de cette matinée mouvementée du 6 juin 1944 est de percer les défenses ennemies, traverser Ouistreham puis faire la jonction, avant midi, avec les parachutistes britanniques largués la nuit précédente à proximité du canal de l’Orne. Cette jonction stratégique doit se faire à Pegasus Bridge, un lieu chargé d’histoire. La «route des commandos» témoigne de leur progression difficile à travers Ouistreham, puis, les jours suivants, dans les communes voisines, qu’ils libèrent au prix de lourds sacrifices.

Le programme

5 juin

  • 08h00 : Colleville Montgomery Beaching d’une triade de FUTURA (embarcations pneumatiques), au niveau de la cale du poste de secours.
    Cérémonie à la stèle, lieu dit «La Brèche».
  • 10h00 : Saint Aubin d’Arquenay
    Cérémonie devant la stèle.
  • 11h00 : Bénouville
    Traversée du pont de Pegasus Bridge, au son des cornemuses.
    Cérémonie à la stèle « Le Signal » et devant le café « Gondrée », première maison française libérée dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.
    Pique-nique le long du canal de l’Orne.
  • 14h15 : Ranville
    Cérémonies dans le cimetière britannique et communal.
  • 15h15 : Amfréville
    Cérémonie devant la stèle «du Plain».
  • 18h30 : Hermanville
    Cérémonie devant la stèle «commando».

6 juin

  • 08h00 : Colleville Montgomery
    Cérémonies devant les stèles britannique et française.
    Cérémonie devant la stèle, lieu-dit «La Brèche».
    Dépôt de gerbe en mer.
    Office religieux (parking sur le front de mer).
  • 10h00 : Ouistreham
    Cérémonie de tradition de l’école des fusiliers marins.
    Défilé (à partir de 11h00).
    Cérémonie au mémorial des commandos dit «La Flamme».
    Cérémonie britannique (parking de la gare maritime, à partir de 12h00).
  • À partir de 16h00 : dépôts de gerbe sur différentes stèles, dans Ouistreham.

Pour en savoir plus lire le communiqué de presse

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Par EMA http://www.defense.gouv.fr

Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 23:51
(JPEG)

Philippe Kieffer était officier de la marine française, Compagnon de la Libération, né à Port-au-Prince (Haïti) le 24 octobre 1899 dans une famille française d’origine alsacienne. Il est décédé le 20 novembre 1962 à Cormeilles-en-Parisis (France) inhumé à Grandcamp-Maisy dans le Calvados.

La Seconde Guerre mondiale

Diplômé de l’École des Hautes études commerciales, il est directeur de banque aux États-Unis lorsque la guerre s’annonce. Malgré son âge (40 ans), il se présente comme volontaire et entre dans la marine le 10 septembre 1939.

Après la défaite de la France, alors jeune enseigne de vaisseau, il répondra à l’appel du général de Gaulle en partant pour le Royaume-Uni dès le 19 juin 1940. Il s’engage aux Forces Navales Françaises Libres, le jour de leur création, le 1er juillet 1940.

Impressionné par les méthodes des commandos britanniques, il constitue en 1942 la « Troop 1 » des Commandos français avec une vingtaine de volontaires, dans les environs de Portsmouth. En 1943, le 1er Bataillon (1er B.F.M.C) est fort de Trois Troops la N°1, la N°8 du Capitaine Trepel - qui disparaît au cours d’un raid nocturne - et la Troop d’Appui (K-Guns). C’est au redoutable Centre d’Entraînement Commando d’Achnacarry en Écosse que ces hommes ont été formés et ont reçu le fameux béret vert. En mai 1944, quelques semaines avant le Débarquement, ils reçoivent leur propre insigne (écu de bronze chargé du brick de l’aventure et barré du poignard des commandos avec dans le coin sénestre la croix de Lorraine et souligné d’une banderole portant l’inscription -1er Bon F.M.Commando -) Ils le porteront sur le béret vert « à l’anglaise » c’est-à-dire sur le côté gauche. Le dessin est dû à l’un d’entre eux le caporal Maurice Chauvet. Appréciant à leur juste valeur les qualités des Français, les Britanniques incorporent le Bataillon au sein du Commando N°4 de la Brigade des Forces Spéciales. Il aura l’honneur suprême de débarquer le premier en France au Jour J !

Commandos Kieffer

Promu lieutenant, puis capitaine de corvette (d’où l’appellation commandant) à la veille du Jour J, Kieffer débarque le 6 juin en Normandie à la tête de ses hommes du 1er bataillon de fusiliers marins commandos fort de deux Troops de combat et d’une 1/2 Troop d’appui (K-Guns). En tout 177 hommes. Ils débarquent sur la plage Sword à Colleville-Montgomery, malgré des pertes significatives (en tout pour le 6 juin : deux Officiers et huit hommes tués + des blessés) ils s’emparent d’une pièce de 50mm encuvée qui avait mis à mal la péniche LCI 523 (1ère Troop), puis de l’ex-Casino de Riva-Bella avant de s’enfoncer dans les terres par Colleville et Saint-Aubin-d’Arquenay pour faire jonction à Pegasus Bridge (Bénouville) avec les Airborne britanniques de la 6e DAP. Ils y arrivent vers 16h30. Kieffer sera blessé deux fois ce jour-là. Au soir du 6 juin, le 1er B.F.M.C aura perdu presque 25% de ses effectifs. Il occupe alors les lisières du Plain vers 20h00.

Le commando Kieffer était composé de fusiliers marins qui s’étaient engagés dans les Forces Navales Françaises Libres (aux côtés des bérets verts britanniques) alors qu’ils se trouvaient au Royaume-Uni. Certains rejoignirent les FNFL après l’évacuation de Dunkerque d’autres s’évadèrent de France occupée enfin un groupe arriva d’Afrique. Un tiers environ de ces Fusiliers Marins de ce commando étaient originaire de Bretagne. Ils durent subir le dur entrainement et la sélection impitoyable au Centre Commando d’Achnacarry en Écosse où ils gagnaient le droit au port du béret vert mythique. Les Français de la 1ère compagnie avaient participé au raid sur Dieppe aux côtés des Commandos Britanniques et Canadiens "Opération Jubilé".

Au cours de la dure campagne de Normandie, les commandos restèrent en première ligne (secteur Le Plain - Amfreville) et combattirent jusqu’au 27 août 1944, puis le Bataillon fut recomplété en Grande-Bretagne pour de futures missions. En novembre 1944, le 1er B.F.M.C fut débarqué sur l’île de Walcheren en Hollande s’empara en combattant de Flessingue dans le cadre d’une opération combinée alliée avec les commandos britanniques.

Aujourd’hui, deux des cinq commandos marine portent le nom d’un officier du 1er B.F.M.C mort au Champ d’honneur :

* Commando Hubert (Nageurs de Combat du COS)

* Commando Trepel

De plus les commandos actuels ont conservé le béret vert britannique, le badge venu de leurs Anciens et les fourragères gagnées au cours de bien des actions d’éclat.

Après la guerre

La guerre finie, Philippe Kieffer quitte l’armée et est élu conseiller général du Calvados en septembre 1945, sous l’étiquette France Combattante-MRP, il en démissionne le 2 juin 1946 après son échec aux élections législatives. Il est également conseiller municipal de Grandcamp-les-Bains.

Membre de l’Assemblée consultative en 1945, il a participé après la guerre à l’État-major des Forces Interalliées. Il est nommé capitaine de frégate en 1954.

Il a été conseiller sur le film Le jour le plus long en 1962. Son livre de souvenirs, Béret vert, paru en 1948, est un classique du genre.

Distinctions

* Commandeur de la Légion d’Honneur

* Compagnon de la Libération - décret du 28 août 1944

* Croix de guerre 1939-1945 (4 citations)

* Military Cross (GB)

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Par sources wikipedia

Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 21:42
«Avant, le recrutement se faisait chez les paysans trappeurs. Aujourd'hui, chez les citadins rappeurs», explique le contre-amiral. «Avant, les gars pouvaient passer une semaine sans manger et en ayant froid, ça ne leur pesait pas psychologiquement. Aujourd'hui, les jeunes sont très forts à la Game boy et s'adaptent vite à nos appareils électroniques. Notre mission est de les endurcir physiquement». Les qualités mentales indispensables pour devenir un commando? «La qualité essentielle est la volonté. On l'a vu pour Bertrand Gaullier des Bordes dans la transat RamesGuyane, c'est un homme d'une volonté exceptionnelle. Dans nos stages, les choses sont physiquement difficiles, mais il y a surtout une très forte pression psychologique pendant neuf semaines. Quand on a peur, qu'on est loin, sans repères, qu'on a faim et froid, il faut arriver à puiser dans ses ressources personnelles pour bien analyser la situation et la mettre en oeuvre sur la durée». «En général, les jeunes que nous recrutons ont une soif de s'engager. Ils veulent défendre de nobles causes et ont envie d'action. Tout le parcours qu'on va leur faire suivre va les aider à prendre du recul. Dans les forces spéciales, on donne au subordonné le cadre dans lequel il doit agir avec des limites strictes. ?? l'intérieur de ce cadre, il y a un espace de liberté où il se fait sa propre analyse des circonstances et des contingences. Il faut avoir l'intelligence de la situation. C'est un processus qui prend des années».
http://www.letelegramme.com
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Par Militdm

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